Nos 3 super résolutions pour 2019 (en tant que rédacteurs web)

Nous y sommes.

2019 est là, et avec lui son cortège d'espoirs, d'interrogations.

Et de doutes.

Avons-nous tiré les leçons de l'année passée ? Sommes-nous un peu meilleurs ? Allons-nous nous améliorer ?

Ces questions, nous nous les posons aussi concernant notre vie professionnelle, notre métier.

Et en tant que rédacteurs web et créateurs de contenus, en plein débat sur les "fake news" et parfois accusés de buzzfeeder, nous n'échappons pas à une réflexion de fond sur notre travail.

Aussi, voici nos 3 résolutions pour l'année 2019.

Des titres accrocheurs mais pas trompeurs

Disons-le haut et fort : nous nous désolidarisons des titres p***clic.

Nous demandons aux internautes, qu'ils cherchent un cadeau pour leur petit neveu ou s'interrogent sur l'éventualité de louer un bureau dans un espace de coworking, de ne pas faire d'amalgame.

Oui, il existe des contenus qui n'ont d'autre but que de vous faire cliquer sans fin pour afficher de la publicité en haut, en bas, sur le côté et même par-dessus ce passionnant diaporama sur les chihuahuas de vos stars préférées.

Oui, les titres du style "5 façons de gérer son stress - la 3ème va vous étonner" commencent à lasser et s'il existait un syndicat des rédacteurs web, croyez bien que nous serions parmi leurs premiers détracteurs.

En fait, à chaque objectif son contenu.

Ces titres, qui forcent le trait sur l'émotion, ont pour but de générer le plus de clics possible, du trafic non qualifié, en grande quantité. Quelle marque cela intéresse ? Il suffit de voir les publicités affichées. Il s'agit le plus souvent de marques grand public, qui ont déterminé qu'elles n'avaient pas besoin de segmenter davantage leur audience.

Les contenus aux titres qui vous font de l’œil et aux illustrations suggestives attirent un certain profil, tout simplement.

Nous faisons le pari, malgré les chiffres qui disent actuellement le contraire, que les titres trompeurs ou trop show-off vont finir par lasser les internautes.

Selon ce graphique de Coschedule (2014), plus les contenus sont chargés en émotion, plus ils sont partagés, ce qui expliquerait pourquoi ce genre prolifère.

Mais est-ce une raison pour faire pareil que tout le monde ?

Non aux articles creux !

Vous voyez ce genre d'articles, dans lesquels se succèdent une enfilade de portes ouvertes, d'évidences et de poncifs et qui ne vous apprennent rien ?

Ces articles si prometteurs dans leur titre  ("Comment gérer son stress/devenir photographe professionnel/soigner votre e-reputation"), mais si décevants dans leur contenu  parce que le propos, vague, reste à la surface ("prenez le temps de respirer/observez autour de vous/trouvez un influenceur") ou ne vous explique pas de quel outil et de quel budget vous avez besoin.

 Sachez-le, ces articles-type de 300 mots sont rédigés en 15 minutes top chrono par un stagiaire sous pression ou des rédacteurs web sur une plateforme de rédaction à 0,02€ le mot.

C'est le résultat de la prolétarisation de la profession. Et entre rédacteurs web, nous préférons plaisanter des propositions indécentes que nous recevons régulièrement ("si vous rédigez 1 000 mots en 20 minutes, à 0,03€ le mot, ça reste très rentable pour vous !"). Cet article publié sur Webmarketing-com.com aborde ce sujet sans détour.

Oui, il existe encore des donneurs d'ordre qui veulent du "texte SEO" au kilomètre et n'ont pas l'intention de payer plus cher pour du contenu de meilleur qualité. Parce que, de leur point de vue, ce n'est pas utile.

 

Chers internautes,

Lorsque vous lisez un contenu de piètre qualité, sachez que l'éditeur du site sur lequel vous le lisez a préféré mettre son budget ailleurs que dans le contenu qu'il vous "offre" car seul compte le nombre de mots clés insérés à la va comme je te pousse. Car la qualité a un prix, et un article de qualité coûte plus cher qu'un article rédigé en 15 minutes sans travail de conception ni de recherche.

Aussi, exigez la qualité !

Et n'hésitez pas à faire savoir à l'éditeur d'un site que son contenu n'est pas terrible.

OUI à la mise en perspective

C'est l'atout majeur d'un article de qualité.

C'est surtout ce qui distingue un texte "mouaif", d'un article "tiens, intéressant" pour les plus mesurés d'entre nous - "WAOU super!" étant la réaction habituelle de nos lecteurs-.

Pourquoi ? Parce que la mise en perspective dépend de la connaissance qu'on a d'un sujet, du temps qu'on a passé à construire l'article, à le concevoir, à l'enrichir d'éléments qui permettent au lecteur de mieux saisir l'importance de telle ou telle information, de mieux la contextualiser.

La mise en perspective permet à l'internaute qui n'a pas le temps de faire cette recherche de comprendre le sujet, tout simplement.

La mise en perspective est inclusive.

C'est le travail du rédacteur qui permet de faire comprendre un enjeu, un événement, une déclaration au plus grand nombre, et de n'oublier personne sur le bord de la route.

 

Entre attirer le plus grand nombre avec du contenu moyen et aider ceux qui s'intéressent à un sujet de mieux le comprendre, et ainsi permettre à un site de s'attirer leur estime et leur confiance, notre choix est fait.